L’édito du Maire

 

 

(Edito janvier 2021)

Les fêtes se sont passées sans trop de retrouvailles, sans trop de baisers, mais surtout sans trop d’embrassades. Prendre dans ses bras, étreindre, ressentir la chaleur de l’autre est sans doute ce qui depuis bientôt un an manque le plus à beaucoup. L’humanité est ainsi faite que des gestes, des attitudes disent davantage que des paroles en particulier quand il s’agit d’exprimer des choses fortes : la consolation, le bonheur des retrouvailles, l’amitié ou l’amour que l’on porte à quelqu’un. On peut sans doute vivre sans “bises” mais plus difficilement encore sans franches poignées de mains, sans accolades, sans embrassades.

 

Les fêtes sont passées et nous aurions aimé que Noël soit plus magique et moins masqué, et que cette traversée, en une nuit, d’une année à l’autre, soit également le passage d’une année de maladie, d’inquiétude et de doute à une année de guérison, de pleine activité, de retour des contacts.

 

Il semblerait qu’il faille encore et encore attendre l’année nouvelle et que le printemps devra patienter jusqu’au printemps. Mais il viendra et chacun en ressent les prémices en ces jours qui déjà imperceptiblement rallongent un peu.

 

Nous avons tant espéré qu’avec l’année s’épuise la Covid que l’on se demande aujourd’hui si 2020, année interminable, est vraiment terminée.

 

Et pourtant oui, assurément, on peut espérer pour 2021.

 

Espérer en particulier dans les vaccins dont la distribution commence en ce moment, par phase, en Essonne et dans notre pays. Il faut d’abord saluer l’incroyable mobilisation de la communauté scientifique médicale qui en moins d’un an a su proposer plusieurs vaccins à l’efficacité reconnue. Il faut reconnaître aussi qu’un vaccin n’est jamais anodin et face aux inquiétudes, il a été décidé, en France, que ces vaccins ne seraient pas obligatoires. Sur un tel sujet, chacun a sa conviction, chacun peut avoir ses doutes, ou ses interrogations. Personnellement, au-delà du fait qu’en la matière j’écoute l’avis de mon médecin, je suis sensible au témoignage de l’Histoire qui nous dit les progrès gigantesques obtenus par les vaccins sur le front de la mortalité infantile ou dans l’éradication de la variole.

 

Je suis sensible aussi au fait que le vaccin est le médicament que l’on prend, pour se protéger soi-même, mais aussi au bénéfice des autres, au bénéfice de la collectivité. Certes nous avons encore peu de recul sur le virus et sur les vaccins proposés, mais ils ont été validés par nos autorités sanitaires et l’épidémie appelle des réponses rapides. À titre personnel, lorsque mon tour sera venu, je me ferai vacciner.

 

Espérer aussi, parce que pendant cette période difficile, la mobilisation de tous, les efforts de chacun ont permis de tenir et de pousser encore plus loin l’indispensable solidarité. On peut noter quelques exemples récents, parmi les nombreuses initiatives, comme la distribution élargie et un peu enrichie des coffrets de Noël, l’attention particulière portée aux seniors par les enfants de l’accueil de loisirs Saint-Pierre et du Conseil Municipal des Enfants, ou l’opération « bus de Noël » qui a permis, grâce à la générosité des Brétignolais, et avec l’aide de nos partenaires de distribuer des jouets pour des enfants de familles démunies. Un certain nombre des actions de solidarité trouvent un cadre plus solide grâce à la réserve communale citoyenne dont la création formelle a été votée à l’unanimité par le Conseil Municipal. Merci à toutes et tous pour cet engagement qui donne de l’espoir à court terme et qui est un point d’appui pour l’avenir !

 

Ne perdons pas espoir et, malgré les contraintes de la crise sanitaire, continuons autant que possible les projets structurants, les investissements qui comptent. Ce mois-ci, Paroles vous parle du Skatepark qui s’installe. C’est un équipement très attendu par les jeunes, c’est aussi une des actions qui avaient été identifiées à l’issue des « Assises de la ville ». Etape par étape, nous avançons dans la mise en œuvre de la feuille de route issue de cette large concertation.

 

Paroles revient, saison oblige, sur la question de la nature en ville, sur les nouvelles techniques bien plus respectueuses d’élagage auxquelles nous recourons suivant en cela les conseils de grands professionnels. Et aussi sur la plantation d’arbres. En raison de la crise sanitaire, et des contraintes particulières qui pèsent cette année sur l’école, les enfants ne pouvaient pas être mobilisés de la même manière cette année, mais notre ambition en la matière n’a pas fléchi, nous continuons à mobiliser nos partenaires, et en particulier c’est une étape forte que la plantation sur le territoire communal par le Département de 2 300 arbres le long du RD 19.

 

Penser au long terme, au très long terme qu’est souvent celui des arbres et qui dépasse nos vies, est souvent nécessaire. Bien sûr la crise que nous traversons, immédiate, violente, sévère, rend indispensable une gestion de court terme, de l’urgence. Cela est impératif, mais gardons à l’esprit qu’une fois fait ce qu’impose le quotidien, c’est le cap lointain, le long terme qui est déterminant en ce qu’il donne de l’espoir et un sens à notre action.

 

Un dernier mot pour vous dire que depuis mars et les débuts de la crise sanitaire, nous avons ensemble suivi une ligne simple : respecter scrupuleusement les contraintes sanitaires et, autant que possible, continuer de vivre, ne pas céder et maintenir nos traditions, rendez-vous ou habitudes. Cette année, la cérémonie des vœux qui a habituellement lieu le troisième dimanche de janvier ne pourra pas avoir lieu à Maison Neuve. Alors je vous donne rendez-vous par l’entremise de la vidéo à la date et à l’heure habituelle, le 17 janvier à 11h, sur le site Internet et sur la page Facebook de la ville. Par vidéo, il y aura moins d’accolades, moins d’embrassades et cela durera moins longtemps. Mais, malgré les contraintes de la crise sanitaire, nous maintenons et nous devons continuer de vivre.

 

Réjouissons-nous de fermer la porte à 2020, sans le moindre doute l’année la plus difficile depuis le début du siècle. Même si la crise n’est pas terminée, je souhaite à chacune et chacun d’entre vous une année 2021 aussi belle que possible, qui individuellement et collectivement nous donne simplement l’occasion de nous retrouver, de vivre et d’espérer.

 

Le Maire

Nicolas Méary

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