L’édito du Maire

 

(Edito mai 2021)

En ce mois de mai qui commence, le dossier revient sur celles et ceux, agents municipaux, délégataires, citoyens, qui s’engagent, qui travaillent à la concrétisation du « big-bang propreté » que nous avons souhaité mettre en oeuvre depuis le début de ce mandat municipal. Changement de délégataire et renforcement du budget, nouveaux moyens pour la « Brigade Verte » de la police municipale, création d’une « Brigade Action Rapide » pour traiter les problèmes le plus vite possible, participation citoyenne. Ce sont des moyens importants qui sont mobilisés, ce sont surtout des femmes et des hommes qui s’engagent pour la qualité du cadre de vie. Le dossier du “Paroles” de ce mois leur rend hommage. Vous avez été nombreux ces derniers mois à nous signaler les progrès que vous avez pu constater, certains même ont déjà fait part de leur satisfaction suite à l’intervention de la nouvelle « Brigade Action Rapide », merci pour ces encouragements, même s’il reste encore des points ou des secteurs plus difficiles. Surtout n’oublions pas que le meilleur moyen de garder la ville propre c’est de ne pas la salir, c’est de respecter nos règles de vie collective.

Au début du mois d’avril, le conseil communautaire s’est réuni, pour aborder notamment la question du budget et de la création éventuelle d’un nouvel impôt. Depuis le débat d’orientation budgétaire qui en avait évoqué la possibilité, nous sommes nombreux à nous être mobilisés contre la création de cet impôt communautaire. Nombre d’élus et notamment les maires de cinq communes de l’agglomération ont défendu une position différente, qui refusait la création d’un impôt communautaire sur le foncier bâti. Vous avez également été nombreux à nous soutenir, à nous encourager, à signer la pétition. Jusqu’au bout nous avons cherché à faire des propositions. Nous avons proposé un amendement au projet de budget qui aurait permis de ne pas créer ce nouvel impôt. En votre nom, nous avons dit que face aux difficultés budgétaires que l’agglomération doit affronter, il fallait répartir l’effort, pour ne pas faire peser l’intégralité du redressement sur les habitants. Nous avons défendu l’idée qu’en matière de gestion publique, il faut faire preuve de sobriété. Il faut dépenser et investir en fonction de ses moyens, et ne pas toujours chercher à dépenser davantage, ou à toujours vouloir élargir son périmètre d’intervention à la place des communes.

Jusqu’au bout nous avons cherché à convaincre, à proposer une solution conforme à nos idées et susceptible de prendre en compte les préoccupations des autres membres du conseil communautaire. Au terme d’un long débat, parfois tendu et peu respectueux des points de vue et des personnes, l’amendement a été rejeté, le budget a été adopté et le nouvel impôt communautaire a été créé. Nous le regrettons vivement car nous savons que cela aura des conséquences pénibles pour nombre de nos concitoyens alors qu’un autre chemin était possible. C’est le jeu de la démocratie, une majorité de conseillers communautaires a voté pour la création de l’impôt, mais ce combat n’était pas vain, nous avons défendu des idées pour l’avenir. Il faut maintenant
poursuivre le travail collectif dans l’intérêt du territoire, nous continuerons à porter le point de vue de Brétigny et à défendre le principe d’une intercommunalité sobre, au service des communes. Un grand merci à toutes celles et ceux qui se sont mobilisés avec nous malgré les difficultés accrues liées au contexte sanitaire, en démocratie c’est aussi cela qui permet d’avancer.

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Nous avons tous été horrifiés, terriblement attristés, par l’assassinat d’une fonctionnaire du commissariat de Rambouillet par un islamiste radicalisé. Au-delà de l’horreur, au-delà de la tristesse, un tel acte nous interpelle. L’enquête le précisera, mais son acte n’a apparemment pas été commandité par une organisation terroriste identifiée. Il semble que sa dérive personnelle l’ait conduit à se radicaliser et à être  sensible à des idéologies mortifères. Oui, malheureusement les idées peuvent être meurtrières, il suffit qu’un homme à la dérive se les approprie. C’est notre responsabilité collective d’être intransigeants sur nos valeurs, sur la laïcité, sur notre cadre républicain, sur le refus absolu de la violence. Ceux qui d’une manière ou d’une autre, cherchaient hier des excuses, relativisaient, ou trouvaient des raisons à la décapitation de Samuel Paty ont aujourd’hui une part de responsabilité. Un tel drame nous rappelle aujourd’hui tout simplement que celles et ceux dont le métier est de nous protéger sont malheureusement particulièrement exposés. Nous devons aussi leur exprimer notre gratitude et les assurer de notre soutien.

Un dernier mot, en ce début mai, au moment où les promenades sont particulièrement agréables, pour saluer le travail de fleurissement réalisé par les agents de la commune, n’hésitez pas, bien sûr en respectant les gestes barrières et les consignes sanitaires, à arpenter les parcs de Brétigny, ils sont de toute beauté.

Le Maire Nicolas Méary