L’édito du Maire

 

(Edito avril 2021)

Avril est le premier mois plein du printemps, c’est aussi le mois du budget. L’occasion d’ouvrir un dossier dans Paroles. J’ai voulu qu’il soit détaillé et, au-delà de Paroles, précisé sur le site internet de la ville. C’est évidemment un choix majeur pour une équipe municipale. Les efforts de gestion réalisés ces dernières années permettent à la fois de faire face aux dépenses imprévues liées à la crise sanitaire et d’investir pour l’avenir. Cette année encore nous votons un budget sans augmenter les taux d’imposition communaux. C’est l’engagement que nous avions pris devant vous et auquel nous nous astreignons année après année quelles que soient les difficultés.

Ce début de printemps est aussi l’occasion du lancement de la Brigade d’Action Rapide, c’est un des axes du « big bang propreté » que nous avons souhaité en cette première année de mandat. Au-delà du changement de prestataire de propreté urbaine depuis cet automne (avec une augmentation significative du budget) qui a déjà permis une amélioration forte de la propreté de nos rues, au-delà du renforcement des outils de verbalisation des dépôts sauvages et des actions de mobilisation citoyenne, cette brigade pourra intervenir rapidement, même le week-end avant qu’une situation ne dégénère, qu’un dépôt sauvage se « cristallise », que des habitudes se prennent. Un tel service coûte cher, il ne sera déterminant à la propreté de la ville que si chacun joue le jeu et que nul ne s’en serve pour faire n’importe quoi en ne respectant pas les obligations de bienséance que chacun doit à tous.

Le mois d’avril est aussi le mois du vote du budget pour l’agglomération. Cœur d’Essonne Agglomération fait face à des difficultés importantes. Certaines sont anciennes, issues de la constitution de l’agglomération à partir du Val d’Orge et de l’Arpajonnais, même si les efforts réalisés depuis 2016 ont permis de rééquilibrer la section de fonctionnement en 2019. Certaines sont récentes avec les conséquences de la crise sanitaire et le redressement des comptes du Siredom (le syndicat de traitement des ordures ménagères). L’agglomération doit aussi faire face au poids de ses investissements passés. Face à ces difficultés, certains voudraient créer un nouvel impôt communautaire sur le foncier bâti, en plus de la nécessaire revalorisation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Nous sommes un certain nombre de maires et de conseillers communautaires à être radicalement opposés à cela, il nous semble nécessaire de ne pas faire peser l’ensemble de la charge sur les habitants. Nous pensons que l’effort doit être réparti, nous pensons que l’agglomération doit encore faire des économies, nous pensons que les communes doivent participer à l’effort en acceptant une baisse de la contribution de l’agglomération à leur budget.

Nous refusons la fuite en avant du « toujours plus de dépenses », nous pensons que nous devons adapter les dépenses et les Investissements aux moyens dont nous disposons, qu’il faut faire preuve de sobriété au niveau de l’agglomération comme de nombreuses communes ont déjà su le faire. Vous êtes nombreux à nous soutenir en signant la pétition. Merci pour cela. La mobilisation continue, les élus voteront le 8 avril.

Ce mois d’avril reste marqué par la poursuite de la crise sanitaire. Au moment où les courbes d’incidence de la pandémie repartent à la hausse, la vaccination reste notre meilleur atout pour l’avenir. Nous avons ces dernières semaines augmenté la capacité d’accueil du centre de vaccination. Nous pourrons encore faire davantage au mois d’avril en fonction des doses qui nous seront attribuées. Cet accroissement n’est possible que grâce à une mobilisation accrue des professionnels de santé, des agents communaux, des bénévoles de la réserve citoyenne. Merci à eux !

Les évolutions de la pandémie incitent à faire un point particulier sur l’école. La réglementation a changé. Désormais, dès le premier cas positif dans une classe, elle sera fermée. C’est une contrainte lourde pour les parents, mais c’est une mesure qui va dans la bonne direction car tout doit être fait pour limiter la propagation du virus à l’école. Parmi les mesures nouvelles, dans certaines écoles où les locaux consacrés à la restauration scolaire rendent plus difficile le respect de la distanciation entre les élèves, nous mettons dorénavant en place un système avec alternance de repas froids pris sous les préaux et de repas chauds dans la cantine. Cela permet de préserver autant que possible la restauration mais en étant très attentif à la mise en œuvre du protocole renforcé.

Chacun produit des efforts alors je demande à tous de prendre conscience des risques. Nul ne doit conduire à l’école ou à la crèche un enfant que l’on sait être porteur du virus ou qui est cas contact. Je le dis car de tels cas ont eu lieu et qu’ils constituent une mise en danger de la santé d’autrui. Nous devons tous nous comporter de façon responsable.

Enfin, sachez que je milite avec force pour que, le jour où les enseignants pourront enfin être vaccinés, les agents municipaux qui travaillent nombreux dans les écoles et au contact de nos enfants puissent être également vaccinés de façon prioritaire. J’espère que les règles gouvernementales les prendront en compte, eux aussi font vivre l’école.

Les mesures de distanciation physique imposées par la pandémie en avril 2021 se distinguent de celles de 2020 en ce qu’elles autorisent les sorties. Parcs, allées, jardins sont cette année autorisés à la promenade à condition, bien sûr, de porter le masque. En d’autres termes, nous sommes cette année ”autorisés de printemps“, de balades, de parfums. Avec les magnolias en fleur nous ressentons physiquement que toute la nature explose, que tout peut aller très vite, que tout redevient possible. Beau printemps à tous.

Le Maire Nicolas Méary