Michel Véra, armé pour l’emploi

Créé en novembre 2015, le 2e Régiment du Service Militaire Volontaire de Brétigny-sur-Orge est installé derrière les pistes de l'ancien Centre d'Essais en Vol. Une expérimentation lancée et désormais pérennisée par le Gouvernement. « Cette année, ce sont encore 190 jeunes qui seront accueillis chez nous, explique le nouveau Chef de corps du régi- ment. La confiance au dispositif étant renouvelée, nous prévoyons de porter le nombre de places à 250 en 2020. »

 

Créé en novembre 2015, le 2e Régiment du Service Militaire Volontaire de Brétigny-sur-Orge est installé derrière les pistes de l’ancien Centre d’Essais en Vol. Une expérimentation lancée et désormais pérennisée par le Gouvernement. « Cette année, ce sont encore 190 jeunes qui seront accueillis chez nous, explique le nouveau Chef de corps du régi- ment. La confiance au dispositif étant renouvelée, nous prévoyons de porter le nombre de places à 250 en 2020. »

Le nouveau Chef de corps, c’est le lieutenant-colonel Michel Véra. De- puis le 9 juillet, il est le troisième à inscrire son nom sur le mur de commandement de ce régiment. Une prise de commandement évidente pour cet artilleur de marine qui a fait le tour du monde. « Être affecté au sein des SMA (Service Militaire Adapté) ou des SMV est toujours un événement exceptionnel dans une carrière, souligne-t-il. J’ai eu le plaisir de servir les SMA de Guadeloupe, de Nouvelle-Calédonie et de Guyane avant de prendre la charge du SMV de Brétigny-sur-Orge. » Une mission quelque peu différente des autres affectations qu’il a pu honorer. « Le but est ici l’insertion sociale des jeunes au travers de l’emploi, en nous appuyant sur des entreprises ou des filières professionnelles avec qui nous sommes liés dans des partenariats solides. Nos volontaires ne sont pas militaires de carrière, nous ne formons pas des combattants. Cependant, le coeur de notre métier, c’est l’humain. L’intégration des jeunes, la formation, c’est la base de notre métier de militaire ! Au SMV, c’est la même jeunesse de France que celle qui s’engage dans l’armée pour faire carrière ! »

Passé par l’administration centrale, l’État-Major de l’armée de Terre, entre ses différentes affectations, il a bénéficié d’un parcours très complet qui lui a permis de comprendre les enjeux, le fonctionnement des régiments, les temps qui changent…

« C’est un métier en perpétuelle évolution, comme la société. Il faut sans cesse se remettre à niveau, partager nos expériences, se remettre en question, » rappelle Michel Véra, avec beau- coup d’humilité.

Durant les deux prochaines années, il aura donc la charge du Régiment de Brétigny-sur-Orge. « Deux ans, c’est une bonne durée. Cela permet de s’engager pleinement, avec une énergie que l’on ne compte pas pour les jeunes. Au-delà, nous serions moins efficace, c’est la raison pour laquelle nos mandats, qui peuvent paraître courts, sont parfaitement adaptés à cette mission. Nous nous inscrivons dans une continuité avec un seul objectif : le régiment et les jeunes qui le composent. »

Le Chef de corps, c’est l’ambassadeur du Service Militaire Volontaire. Ambassadeur auprès des partenaires que sont les entreprises. « Depuis quatre années, nous avons pu travailler sur des parcours sécurisés, avec des entreprises qui nous font confiance et qui aident nos jeunes. Je pense là à Disneyland ou la SNCF qui ont recrutés de nombreux jeunes issus du SMV. Ce sera, je pense, bientôt le cas avec de grandes entreprises de logistique de la région. Nous proposons des parcours variés pour des métiers de la logistique, de la sécurité, mais aussi de tunneliers. De nombreux chantiers sont engagés notamment en Île-de-France dans ce domaine peu connu mais qui propose de nombreux emplois. » Ambassadeur du SMV également auprès des collectivités. « Nous sommes des militaires, nous essayons d’être présents aux cérémonies commémoratives pour faire vivre le devoir de mémoire tout en le transmettant à nos jeunes. Nous réalisons également des chantiers pour les communes qui nous accueillent. Nous sommes au service de la collectivité. »

Si le taux d’insertion des jeunes est très important après leur formation au SMV, c’est qu’ils retrouvent les règles, les rythmes adaptés à une vie professionnelle sérieuse. « Dire bonjour le matin, accepter et respecter la hiérarchie, retrouver confiance en soi, enrichir la relation humaine, passer son permis de conduire qui facilitera les mobilités par la suite, c’est un travail quotidien que nous menons avec eux. Ils sont souvent en manque de repères en arrivant, nous leur redonnons. Je sais que cela leur sera utile pour leur avenir et cela donne tout son sens à notre mission. »

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