La vidéo-protection opérationnelle à Brétigny

La première phase d’installation de la vidéo-protection s’achève avec la pose et le raccordement des vingt premières caméras dans la ville et la mise en place du Centre de Supervision Urbain. Dans les prochains mois, dix nouvelles caméras complèteront le dispositif.

« La sécurité, la tranquillité des Brétignolais est une priorité à nos yeux, souligne le Maire, Nicolas Méary. Ces derniers mois, nous avons renouvelé notre équipe de Police municipale qui est désormais au complet et qui travaille 7 jours sur 7 avec des horaires élargis jusqu’à minuit le vendredi et le samedi soir. Pour mieux répondre aux missions qui leur sont demandées, et notamment une meilleure collaboration avec la Police nationale, l’équipe est désormais armée. Avant cela, nous avions déjà mis en place la Participation citoyenne, des citoyens attentifs à ce qui se passe dans les quartiers, en lien avec les différents services de sécurité, nous nous étions dotés d’une cellule de veille opérationnelle qui regroupe de nombreux acteurs pour une meilleure communication, nous avions signé une convention de coordination avec la Police nationale qui définit les rôles de chacun et rappelle la complémentarité des deux entités… Sans oublier l’arrivée d’un chien dans l’équipe et la brigade verte qui est désormais opérationnelle. La sécurité est la condition première de la liberté et de toute possibilité de faire société commune. Nous y tenons fermement. »

Après une première phase d’installation de 20 caméras et leur mise en route, la deuxième phase interviendra dans les prochains mois. « Les systèmes évoluent rapidement et nous prenons le temps, avec l’ensemble de nos partenaires, pour mettre en place le système le plus adapté à nos besoins, explique Adrien Margueritte, Conseiller municipal délégué à la Circulation, au Stationnement et à la Sécurité. Il s’agit d’un investissement lourd pour la commune, il convient qu’il soit pleinement efficace et opérationnel dans son fonctionnement. » Cette deuxième phase visera à équiper les entrées et sorties de ville. « Ce type d’analyse peut aider le travail des enquêteurs sur les cas graves auxquels nous sommes parfois confrontés. »

Ce maillage facilitera les investigations. « Dans les communes disposant de vidéo-protection, la baisse de la délinquance évolue favorablement, souligne Adrien Margueritte. Nos relations avec les services de la Police nationale seront encore plus constructives puisque nous leur offrirons un service supplémentaire dans le cadre de leurs missions professionnelles. »

LA VIDEO-PROTECTION, COMMENT CA MARCHE ?
La vidéo-protection offre un double système de visualisation. En direct, depuis le Centre de Supervision Urbain (CSU), avec un agent derrière les écrans qui peut signaler toute action qui se produirait sur la voie publique aux équipes qui sont sur le terrain et qui peuvent alors intervenir. Autre système, les images sont enregistrées et peuvent être mises à disposition des enquêteurs.

ET LA VIE PRIVEE ? 
Les images ne sont visibles que par les personnes assermentées et doivent faire l’objet d’une procédure quant à leur utilisation. Par ailleurs, les caméras ne filment que la voie publique. les parties privées sont masquées et les règles de protection de la vie privée sont parfaitement respectées !

PEUT-ON VERBALISER DES ACTIONS PAR LA VIDEO-PROTECTION ? 
Oui, et ce pourra être le cas à Brétigny-sur-Orge pour les principales infractions au Code de la route, telles que:

  • La circulation en sens interdit (art. R412-28)
  • Le non respect de la priorité de passage à l’égard du piéton (art. R415-11)
  • Le chevauchement (hors dépassement d’un cycle) et le franchissement des lignes continues (art. R412-19)
  • Le non respect d’un feu rouge (art. R412-30) ou d’un feu orange (art. R412-31)
  • Le non respect d’un stop (art. R415-6)
  • L’excès de vitesse (art. R413-14 et R413-14-1)
  • Le dépassement dangereux (art. R414-4)

3 QUESTIONS à Adrien MARGUERITTE

(Conseiller municipal délégué à la Circulation, au Stationnement et à la Sécurité)

La vidéo-protection est désormais opérationnelle. Comment le dispositif a-t-il été pensé ?Nous avons longuement discuté avec l’ensemble des acteurs de la sécurité publique : les services de l’État, la Police nationale, la Police municipale. Nos échanges ont permis d’identifier à la fois les lieux d’implantation des caméras ainsi que le processus qui guide leur utilisation. C’est la raison notamment pour laquelle nous avons choisi d’avoir un Centre de Supervision Urbain, qui nous permet d’observer en temps réel ce qui se passe en ville. Ce choix nous permettra d’être plus réactif encore et d’intervenir dans les meilleurs délais pour la sécurité des Brétignolais.

Le programme ne sera pas subventionné par le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) du Ministère de l’Intérieur.
Non, et nous regrettons, bien évidemment, que notre commune n’ait pas été jugée prioritaire par les services de l’État. Cependant, nous avons reçu une subvention de la Région pour l’installation.Nous avons désormais 20 caméras opérationnelles auxquelles s’ajouteront 10 nouvelles dans les prochains mois. La sécurité est un droit pour chacun et nous avons souhaité que ce projet soit mis en oeuvre. Il coûte à la commune, mais c’est un investissement utile à la tranquillité publique.

La vidéo-protection est régie par des règles très strictes, notamment vis-à-vis du domaine privé.Oui, et nous y sommes particulièrement attentifs. Certaines caméras, par leur installation, peuvent avoir, dans leur champ de vision, des parties privatives. Chaque caméra est équipée d’un cache qui masque totalement la vue sur les parties non publiques. Ainsi, nous n’avons accès qu’aux scènes qui se déroulent dans les lieux publics. Les règles sont effectivement très strictes et les agents sont parfaitement formés sur ces questions. En cas de doute, la Police municipale pourra répondre à toutes les questions !

Découvrir le centre de supervision urbaine

Des Brétignolais souhaitant découvrir l’envers du décor, ont pu visiter le Centre de Supervision Urbaine dans le courant du mois de juin 2019. « Nous avons reçu des demandes de Brétignolais, explique le Maire. Les visites guidées auront lieu sur inscription, car cela doit être encadré et contrôlé par les services de Police. »

+ INFOS : 01 69 88 40 50