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Le mot du Maire

4 à 0, les footballeurs du CSB se sont mis en quatre. 4 à 0, ils n’y sont pas allés par quatre chemins pour marquer les esprits le jour de leur montée en National 3. Ils s’étaient promis de faire une belle saison, et la montée en National est, bien sûr, la récompense de nombreux efforts qui trouvent leurs racines très en profondeur, la récompense de toute une saison, mais 4 à 0, le score du match contre Montreuil qui assure la montée est ce qui marquera les esprits, imprimera les mémoires.

Le club de Brétigny est bien structuré et il a la réputation de savoir détecter et former des jeunes qui partent un jour pour devenir professionnels ailleurs. Mais bien des spécialistes pensaient que Brétigny, « club formateur, » ne saurait jamais monter d’un cran. Eh bien si ! Une belle génération de joueurs a réussi une formidable saison. Bravo à eux !

Bravo aussi au Président André Brillant et à Didier Brillant l’entraîneur qui ont fondé leur travail sur des valeurs saines et le goût de l’effort. Merci à tous d’avoir été ambitieux.

Ambitieux, nous l’avons été aussi quand nous avons formé le voeu, le 12 juillet 2014, un an après la catastrophe ferroviaire, de faire connaître Brétigny pour d’autres raisons que cette tragédie. Non pas que nous voulions l’oublier – de cela il n’est pas question – mais nous pensions que la ville de Brétigny méritait d’être associée à une autre image, à d’autres événements plus positifs.

Eh bien, cette ambition et ce voeu trouvent aujourd’hui trois fortes concrétisations.

D’abord, un film important, diffusé nationalement, qui sera projeté en juin au Ciné 220 explique la crise écologique et alimentaire à laquelle nous sommes confrontés et révèle que Brétigny sera une partie de la solution. Notre agriculture a besoin d’élargir ses horizons pour concilier production, qualité et durabilité. Et pour préparer ce virage, l’une des solutions proposées est le projet de grande ferme qui s’appuiera les méthodes de permaculture. Ce projet attend encore quelques autorisations administratives mais devrait se développer sur les terrains de l’ancien Centre d’Essais en Vol, qui de ce fait devient l’un des lieux où s’invente l’avenir de notre agriculture et de notre alimentation. Ce film, signé Hélène Médigue, s’intitule : « On a vingt ans pour changer le monde » et ce titre est déjà tout un programme. En juin et juillet, trois séances gratuites seront organisées au Ciné 220 ; je vous invite tout particulièrement à la séance du jeudi 14 juin en présence de Pierre Pageot, directeur de Ferme d’Avenir avec qui nous travaillons et avec qui nous militons pour une écologie de l’invention et de l’action. Imaginez qu’à la fin du XIXe siècle, Lucien Clause ou Henry de Vilmorin ait donné une interview pour expliquer l’apport de la sélection des graines au productivisme du XXe siècle ; c’est cela « On a vingt ans pour changer le monde » ; c’est la parole donnée aux accoucheurs de demain. Nous n’allons pas changer le monde tout seuls, mais Brétigny est fière et heureuse de prendre sa part avec cette ferme d’un nouveau genre.

Ensuite, le magazine Air & Cosmos, qui est la revue de référence en matière d’aéronautique, présente un dossier sur le Cluster drones qu’il nomme avec bonheur le « Centre d’essais en vol pour les drones ». Centre d’essais en vol, l’expression fait chaud au cœur et pas seulement aux vieux Brétignolais, mais à tous ceux qui comprennent qu’un fil rouge relie toujours un passé glorieux à l’avenir.

Brétigny bouge et évolue en s’appuyant sur ce que nous sommes, sur ce que Brétigny a été. Les drones modernisent le passé aéronautique de notre territoire, la permaculture prolonge la graineterie Clause.

Pour faire réussir un territoire, il faut se battre avec une détermination farouche, mais il faut aussi faire vivre une identité. Celle de Brétigny doit beaucoup à l’histoire. Avec l’innovation agricole ou la recherche aéronautique, le passé nous offre le fil rouge de la construction de l’avenir. L’identité c’est cela, ce n’est certainement pas chercher à savoir qui est le plus Brétignolais, qui serait le plus vieux des Brétignolais. Brétigny appartient à toutes celles et à tout ceux qui veulent faire vivre notre ville. Défendre notre identité c’est savoir que nous sommes dépositaires d’une histoire et savoir projeter Brétigny dans l’avenir en se rassemblant autour de beaux projets.

Enfin, troisième projet, le Download Festival qui se tiendra sur les terrains du CEV et que nous accueillerons avec la commune du Plessis-Pâté. Pour cette deuxième édition, l’affiche monte d’un cran. Et l’on attend des groupes, tel Guns N’Roses. Nous avons essayé de tirer les enseignements de la première édition. L’organisation de ce festival doit avoir progressé, notamment dans la gestion des circulations. Dans ce cadre, Brétigny doit apparaître aux festivaliers venus de toute la France et de toute l’Europe pour ce qu’elle est : une ville accueillante.

Je compte sur chacun d’entre vous pour porter ce sentiment afin que Brétigny soit un beau souvenir pour tous ceux qui y passent.

Le football était déjà au début de cet édito, le voilà qui revient. À Brétigny, ce sera en juin et en juillet la retransmission de matches de l’équipe de France à Maison Neuve ou à Mandela. Le foot à Brétigny c’est évidemment aussi la cinquième édition de la Bret’cup qui aura lieu le 24 juin.

D’un ballon l’autre, l’esprit rugby a ceci de particulier qu’il n’a pas besoin de la victoire pour faire la fête. Les 22, 23 et 24 juin, le RCSB organise dans un esprit bon enfant une « féria » pour faire venir la bonne humeur et la chaleur du sud-ouest. Merci de contribuer à la vitalité de Brétigny.

Le Maire, Nicolas MÉARY



 
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