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Votre mairie

Le mot du Maire

Le sacrifice et la mort du Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame, lors d’un attentat qui a fait d’autres victimes, ont une résonance particulière en nous, peut-être parce qu’il avait l’amour des gens, l’amour de notre pays chevillé au corps. Il faut rendre, au travers de cet homme qui a atteint l’immortalité, un hommage à tous les militaires et à tous les membres des forces de l’ordre qui engagent leur vie pour protéger la nôtre.

Madame Anne Hidalgo, maire de Paris, a lancé une étude en vue de rendre les transports parisiens gratuits ou plus exactement les transports gratuits pour les Parisiens. L’objectif paraît sympathique. Mais il ne s’agit pas, par un coup de baguette magique, de supprimer le coût des transports ; il s’agit de les faire payer autrement et par d’autres. Qui donc paiera demain ? Peut-être les automobilistes venant de la banlieue et qui auront à payer un péage urbain ? La question inquiète pour deux raisons :

  • La gratuité pour les Parisiens ne doit pas empêcher les investissements considérables dans les infrastructures et le matériel roulant que la région et notamment les départements de la Grande couronne attendent. Tous les Brétignolais savent que des travaux sur la ligne C sont nécessaires.
  • La gratuité pour les Parisiens ne doit pas provoquer un nouveau transfert de charges vers les habitants de la banlieue. Le confort des uns ne doit pas être payé par les autres.

Déjà, avec la fermeture des voies sur berge ou avec la journée sans voiture, la mairie de Paris s’est habituée de faire peu de cas des banlieusards que nous sommes et qui pourtant la font vivre. Cette nouvelle opération inquiète, il nous faut rester attentifs.

Le 13 mars, je suis allé à la Cour d’appel où se tenait l’audience pour la pharmacie du centre commercial La Fontaine. L’audience semble s’être bien passée. Quatre points méritent d’être soulignés.

  • L’avocate de la jeune pharmacienne qui souhaite rouvrir la pharmacie a déposé l’intégralité des 1 200 signatures. 1 200 c’est impressionnant.
  • Les arguments que nous avons présentés en première instance à Évry ont porté leurs fruits. L’Agence Régionale de Santé, qui considérait qu’il y avait trop de pharmacies à Brétigny, a rendu un avis complémentaire, précisant que ce n’est pas cette pharmacie qu’il faudrait fermer, précisément parce qu’elle priverait un quartier d’une couverture pharmaceutique suffisante.
  • De la même façon que j’avais demandé au Procureur de la République d’intervenir en première instance, j’ai saisi l’Avocat Général de la Cour d’appel. Fait rarissime, il a présenté des réquisitions écrites détaillées clarifiant les points de droit et soutenant la conception de l’intérêt général défendue par la commune. Selon lui, la Ville a deux fois raisons : juridiquement et en opportunité.
  • Dernier élément positif et très rare, le juge, notamment en raison de l’importance de la pétition, m’a donné la parole à l’audience. J’ai donc eu l’occasion de marquer une fois de plus le soutien de la ville au projet de réouverture de la pharmacie.

Alors, bien sûr, au moment où j’écris, la décision n’est pas encore prise. Nous devons attendre le 29 mars. Néanmoins l’espoir est permis, malgré le fait que l’offre du consortium pour fermer la pharmacie est financièrement très supérieure. Dans cette affaire, nous ne sommes pas partis gagnants, mais nous n’avons pas hésité et notre commune détermination semble marquer des points. Chacun à son tour semble se rendre à cette idée simple : « l’intérêt sanitaire d’un quartier vaut davantage que l’intérêt pécuniaire des créanciers. »
Tout peut arriver… Au moment où vous lirez ces lignes, la décision sera prise. Quelle que soit la sentence du juge, je veux remercier de tout cœur tous ceux qui ont signé la pétition !

Au Conseil départemental, nous avons choisi de réorganiser les relations avec les habitants en créant des Maisons de l’Essonne communes avec d’autres administrations. Il y en aura sept au final, dont une à Brétigny-sur-Orge où vous pourrez avoir un contact direct avec tous les services du département mais aussi ceux de la CAF. Nous pouvons être heureux que Brétigny ait été retenue pour le territoire de Coeur d’Essonne. Par sa position centrale, Brétigny est le bon choix d’implantation qui finalement s’est imposé.

Samedi 24 mars, à la mosquée de Brétigny-sur-Orge, se tenait le premier temps d’une rencontre interreligieuse entre catholiques et musulmans qui ensuite ont cheminé vers la basilique de Longpont-sur-Orge. En ces temps troublés, de telles manifestations qui rapprochent les croyants et lient les spiritualités doivent être saluées par les autorités publiques. Je l’ai fait, en votre nom à tous et j’ai dit que j’étais heureux que Brétigny accueille un tel événement.

Le Maire, Nicolas MÉARY



 
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