Vous êtes ici : Accueil / Votre mairie / Le mot du Maire

Votre mairie

Le mot du Maire

Le début de cet édito a été prononcé avant le discours des voeux, le dimanche 21 janvier, à Maison Neuve. Une semaine après, je ne vois rien à y changer.

« Nous avons découvert, au petit matin, la salle Maison Neuve, cette salle, notre salle, taguée, dégradée d’injures violentes, variées, de menaces de mort à mon égard.

J’étais visé par ces tags, mais au-delà de ma personne, c’est évidemment le maire, le représentant de la République ici qui a été attaqué. Et la date n’est pas innocente, en faisant cela c’est sans aucun doute aussi la très républicaine cérémonie des vœux qui était visée. Alors, bien sûr, en apprenant cela, en apprenant la teneur des insultes, on est saisi par un sentiment d’horreur, on est animé par un mouvement de recul. Mais il ne dure pas.

Nous ne savons pas, à ce stade, qui en sont les auteurs, nous ignorons leurs motivations, si c’est la conséquence d’un ressentiment suite au refus de je ne sais quel passe-droit – on ne dit pas oui à tout – ou s’il y avait des arrière-pensées politiques, mais en tout cas ces injures et ces dégradations sont constitutives de délits pénaux. J’ai eu la Préfecture au téléphone ce matin, une plainte sera naturellement déposée, notre République a des règles.

Je voudrais remercier chaleureusement les agents de la commune qui se sont démenés, ce matin, en urgence pour effacer l’essentiel de cette infamie, pour pouvoir vous accueillir dans de bonnes conditions. Qu’ils soient assurés de ma gratitude.

Je voudrais dire enfin aux auteurs de ces dégradations, à ceux qui méprisent nos règles de vie collective, à ceux qui pensent que l’injure, le mensonge et la manipulation sont des méthodes politiques acceptables, que nous ne céderons pas. Nous ne nous laisserons pas intimider, nous continuerons à débattre, à argumenter, à prendre des décisions, dans un cadre républicain.

La République c’est le débat, la République c’est la confrontation pacifique des idées et des convictions, c’est le respect de l’adversaire.

Alors oui nous ne céderons pas. Les auteurs de ces insultes ont raté leur coup. Vous êtes là ce matin, la République est rassemblée ce matin. Nous sommes là, debouts. »

À son origine, la réforme des rythmes scolaires voulue par le précédent Gouvernement n’avait guère nos faveurs. Elle était imposée et engendrait pour les communes des charges nouvelles imparfaitement compensées. Pour autant, et puisqu’il s’agit de nos enfants, nous avions pris le parti de jouer le jeu, ce que bien des communes se refusaient de faire. Nous avions donc rassemblé les heures de TAP – Temps d’Activités Périscolaires – en une après-midi pour donner le temps à des activités d’une certaine ambition. Nous avons cherché et trouvé des intervenants de qualité. Au global, nous sommes aujourd’hui au-dessus de l’activité d’une simple garderie. Mais voilà que le Gouvernement actuel revient en arrière ce qui nous conduit à devoir redéfinir ce que nous voulons faire au mieux pour les élèves. Pour arrêter la position de la mairie, nous avons décidé de procéder à une large consultation divisée en trois questionnaires : l’un auprès des parents, l’autre adressé aux directeurs d’établissements, et un troisième auprès des animateurs et des ATSEM. Ces trois consultations ont donné une majorité en faveur du retour à la semaine de quatre jours. Ce sera donc l’avis de la ville. Et, après l’avis des conseils d’école, on peut dire qu’à partir de la rentrée de septembre 2018, les enfants reviendront à la semaine de 4 jours à Brétigny. La question n’était vraiment pas facile. J’attache du prix au fait que nous ayons arrêté notre décision dans un dialogue attentif avec l’ensemble de la communauté scolaire.

Lors de sa réouverture, nous avons voulu que le CAC de Brétigny soit plus ouvert sur la ville. L’exposition d’Angélique Buisson sur les mémoires a parfaitement rempli cet objectif en croisant les regards des anciens combattants avec ceux des jeunes du Service Militaire Volontaire et les adolescents du service Jeunesse. Les sillons des mémoires ne sont jamais tout à fait parallèles ; ils finissent toujours par se croiser et cela crée des liens.

Un bonheur pour finir, celui né de la finale du Tremplin musical. C’est le trio Moïra, plus virtuose, plus professionnel qui l’a emporté de très peu devant Mélissa Camus dont la voix ample, encore perfectible, crée immédiatement une forte émotion presque un envoûtement, et le quintet de Senmy qui progresse à chacune de ses apparitions à Brétigny. On retrouvera ces artistes à Brétigny, j’en suis sûr ; on les retrouvera aussi sur les grandes scènes nationales, c’est certain.

Alors, si vous ambitionnez d’inventer un nouveau monde musical comme Camille ou si vous rêvez de faire la carrière de Vianney ou mieux encore la vôtre, travaillez, donnez-vous à votre passion et inscrivez-vous au prochain tremplin des jeunes talents de Brétigny.

La qualité de cette finale est une reconnaissance pour le travail du Rack’Am maintenu constamment depuis des années. Le Rack’Am est l’une des preuves les plus fortes que Brétigny a du talent, le vôtre.

Le Maire, Nicolas MÉARY



 
Haut de page