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Votre mairie

Le mot du Maire

Samedi 29 juin, avec le Père Jean-Luc, nous avons célébré avec une joie et une émotion toute particulière la réouverture de l’église Saint-Pierre, après plus de cinq ans de travaux qui se sont déroulés en deux temps. D’abord, la remise en place de la charpente initiale et la consolidation du bâtiment voulues par mon prédécesseur Bernard Decaux ; ensuite, la restauration intérieure décidée avec mon équipe, qui a été l’occasion de mobiliser un bureau d’architectes hors pair et des artistes de grand talent. Le résultat est bluffant. L’élégance forte mais simple de cette pièce majeure du patrimoine de tous les Brétignolais a ravi ceux qui ont assisté à cette journée inaugurale. Bien des Brétignolais, croyants ou non, sont attachés à cette église. Au-delà du fait que c’est le plus ancien bâtiment de la commune, une part de notre identité communale, l’église Saint-Pierre est aussi le réceptacle de bien des souvenirs, joyeux ou tristes.

Nous étions particulièrement honorés de la présence de Monseigneur Pansard, évêque d’Évry, pour la « messe inaugurale » qui a permis de faire revivre notre église et de la rendre à sa vocation de prière.

Tout au long de la journée, les artistes de l’École de Musique et de la Société musicale l’Avenir nous ont enchantés, ils ont mis en valeur la très belle acoustique du lieu, avec la chorale de la formation musicale et en nous offrant un exceptionnel concert de clôture !

Ainsi a-t-on pour l’avenir marqué les trois vocations : patrimoniales, cultuelles et culturelles de l’église que nous a légué la fin du Moyen-Âge et qui sera encore là dans un millénaire. Merci à tous ceux qui ont contribué à cette réouverture qui restera longtemps dans les mémoires Brétignolaises.

Au début du mois, une invasion de moustiques, d’une intensité particulière pour la seconde année consécutive, a rendu les soirées dehors impossibles. Ces épisodes risquent de se reproduire du fait du dérèglement climatique et de la baisse de la biodiversité. Nous devons lutter contre ce fléau mais d’une manière qui ne contribue pas à l’aggravation de la situation, ainsi Brétigny n’utilisera pas de produits phytosanitaires, ni de « biocides » qui, à des degrés divers, détruisent certes les moustiques mais contribuent aussi à l’affaiblissement de la biodiversité et conduisent au développement de résistances. Ces solutions extrêmes doivent être réservées aux risques sanitaires qui pourraient émerger, en lien avec la présence croissante du moustique tigre. Nous devons lutter avec d’autres armes, la mobilisation de chacun autour de gestes simples qui évitent les proliférations, l’installation de nichoirs à chauve-souris particulièrement friandes de moustiques. Nous allons également expérimenter un piège mobile hautement technologique qui pourrait attirer fatalement les insectes. Dans la durée, dans une commune comme la nôtre, entre ville et campagne, c’est le renforcement de la biodiversité qui doit permettre la régulation de ces phénomènes.

La taxe d’aménagement versée par Amazon à la commune a animé nombre de discussions. Rappelons les faits. La taxe d’aménagement est payable une fois, en deux parties, au moment de l’ouverture. Elle est à distinguer de la fiscalité annuelle qui sera versée par Amazon à la commune et à l’agglomération. Dans le cadre des discussions initiales sur l’installation, une exonération de taxe d’aménagement a été votée par le Conseil municipal de Brétigny pour permettre le choix du site et permettre que, symétriquement, le prix de vente perçu par l’agglomération soit maximisé. En définitive, Amazon n’a pas fait le choix de bénéficier de cette exonération et 2,8 millions d’euros ont été versés. La loi attribue cette taxe à la ville pour couvrir des dépenses liées à l’impact de la construction sur la commune, l’agglomération les réclame au prétexte qu’elle a financé les aménagements sur la parcelle, mais l’impact lié à Amazon va bien au-delà de la parcelle occupée et les dépenses de l’agglo ont été couvertes par le prix de vente des terrains (15M€). L’agglomération n’est pas plus légitime que la ville à bénéficier de cette ressource imprévue. Les points de vue divergent, les débats ont été tendus. On pourrait s’arc-bouter. Légalement, Brétigny perçoit la taxe, mais c’est un projet sur lequel nous avons travaillé de concert avec l’agglomération. J’ai donc fait la proposition que cette bonne nouvelle imprévue soit partagée. Il faut à la fois faire valoir le point de vue de Brétigny et chercher à faire émerger des compromis avec nos partenaires ; l’agglomération y réfléchit encore. À suivre.

Après le traumatisme des attentats et l’imposition de règles de sécurité serrées, les écoles avaient décidé de ne plus organiser les fêtes de fin d’année. L’an dernier déjà, des écoles pionnières, et cette année surtout, une majorité d’écoles ont recommencé à organiser des fêtes ou des spectacles de fin d’année, protégés par la police municipale ou des agents de sécurité. Progressivement, les choses reviennent à la normale. Ce sont des moments particulièrement joyeux. Il faut se féliciter qu’enseignants et parents puissent échanger autour d’activités festives pour les enfants. Je veux remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui ont rendu cela possible.

J’espère vous retrouver nombreux le soir du 13 juillet à l’occasion de notre fête nationale. À ceux qui se déplacent durant leurs vacances comme à ceux qui restent sur la commune, je veux souhaiter un bel été.

Le Maire, Nicolas MÉARY



 
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