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Les vœux du Maire

Les vœux du Maire

La cérémonie des voeux s’est déroulée le dimanche 20 janvier, à la salle Maison Neuve, en présence de la Présidente de la Région Ile-de-France, Valérie Pécresse, du Président du Département de l’Essonne, François Durovray, de la Députée, Laëtitia Romeiro Dias, des Sénateurs, Vincent Delahaye, Jocelyne Guidez, Laure Darcos et Olivier Leonhardt, des Vice-Présidents du Conseil départemental Sophie Rigault et Alexandre Touzet, de la Conseillère régionale, Isabelle Perdereau, du Président de l’agglomération, de nombreux maires et des élus brétignolais, ainsi que des enfants nouvellement élus au sein du Conseil Municipal des Enfants.

Vous pouvez retrouver ici la vidéo de la cérémonie, le texte intégral du discours du Maire ainsi que le diaporama rétrospectif de 2018.

La vidéo de la cérémonie des voeux
Discours de Nicolas Méary, Maire de Brétigny-sur-Orge (prise de parole à 31min03s de la vidéo)
Allocution de Valérie Pécresse, Présidente de la région Île-de-France (prise de parole à 2min46s de la vidéo)
Allocution de François Durovray, Président du Conseil départemental de l'Essonne (prise de parole à 21min21s de la vidéo)

Le discours des voeux au Brétignolais 2019

Rétrospective en images de l'année 2018

Une république de débat, c’est oui !

« Les vœux pour la nouvelle année ont ceci de particuliers qu’ils interviennent dans une période trouble. La société française est traversée de tensions, de ruptures, de failles.

Les revendications se sont succédé depuis la fin octobre en s’ajoutant les unes aux autres, sans forcément former une cohérence. Des problèmes d’automobilistes, – des problèmes que l’on connaît bien ici en grande couronne, le long de la Francilienne où les questions de mobilités sont essentielles –, on est passé à des questions fiscales et de pouvoir d’achat – des questions que l’on connaît aussi et qui alimentent, chaque mois, nos permanences – et désormais aussi à la remise en cause de la République représentative.

À Brétigny, certains manifestants nous les connaissons, ils viennent de chez-nous, ce sont parfois nos proches. Leurs revendications sont audibles et appellent toutes débat.

Mais il faut condamner la violence car au-delà de ceux qui dans la paix manifestent un désarroi profond, une désespérance envers notre République, une petite partie du mouvement montre, par des comportements indignes, un dérèglement des ressorts de notre corps social, un ensauvagement des mœurs et même une certaine déréliction des cœurs.

Certains samedis, à trente kilomètres d’ici, la haine avançait à force ouverte. Certains ont voulu justifier ou excuser cette violence en invoquant des “violences policières” et elles expliquent certaines réactions. Pour autant il faut être ferme sur les principes. Rappelons que notre République a des règles : les forces de l’ordre font respecter l’ordre en notre nom. S’il y a des dérives elles doivent être sanctionnées, mais ils sont les seuls dépositaires de la force légitime.

Nous devons être accueillants à toute contestation, ouverts à tout débat, mais décidés contre la violence et intransigeants face à la haine ordinaire. Une République de la haine, c’est non. Mais une République du débat c’est oui.

Voilà pourquoi naturellement à Brétigny, nous ouvrirons nos salles au grand débat national, Même si une part du cadre est fixée par le Gouvernement, nous essaierons de le faire à la brétignolaise avec la méthode requise pour que chacun écoute chacun, pour que tous nous respections la parole de tous. Telles sont nos habitudes locales et nous y tenons.

(...) Vous pouvez compter sur nous pour maintenir le fil du dialogue, car c’est le fil d’Ariane du respect de l’autre et de la paix sociale, c’est un barrage contre le Pacifique de la violence et de la haine. »

Une année écoulée riche en événements

« L’année écoulée fut riche de multiples événements avec :

  • la réouverture de la Pharmacie la Fontaine
  • l’ouverture de la Médiathèque Marguerite Duras
  • la création d’une Brigade verte
  • les Assises de la ville
  • l’ouverture de Kinépolis et des restaurants des promenades
  • le lancement de la reconversion de l’usine Clause
  • le développement économique sur les terrains du CEV avec le premier salon Drones Paris Région Expo et lancement de l’exploitation de Fermes d’Avenir.

En 2018, c’était aussi la première édition d’Hallowen, du Marché de Noël, aux côtés se nos traditionnels rassemblements que sont la Fête de la ville, la Chasse aux oeufs, le Téléthon. Tous ces événements ajoutent une âme à Brétigny.

Ils ne sont possibles que par l’implication forte d’un tissu associatif riche et engagé. Des associations, de simples Brétignolais en font beaucoup pour la ville, je vous demande de les applaudir. »

Les Assises de la Ville

« Je veux maintenant en venir à ce qui a le plus mobilisé les Brétignolais en 2018. Les Assises de la Ville. L’opération a commencé au printemps par une série d’interviews vidéos – 14 heures de vidéo. Puis, cet automne, par de nombreuses opérations de porte-à-porte, puis 10 réunions de débats, 1300 Brétignolais, 6 ateliers de propositions qui ont débouché sur 309 propositions qui ont été confiées aux services qui les ont analysées, regroupées, synthétisées. Enfin, les élus municipaux les ont transformées en 82 actions qui ont été restituées jeudi soir, ici même.

Il faut neuf mois pour assurer la gestation d’un tel programme d’actions. C’est que dans cette aventure des Assises la route compte autant que l’objectif. L’écoute, le respect de l’autre, l’attention que chacun a portée aux préoccupations des autres, la réflexion en commun, voilà ce qui fait le prix de ces 82 actions dont certaines valent pour dix ans.

Nos Assises étaient rendues indispensables par les transformations trop rapides que Brétigny connaît.

Je l’ai dit encore jeudi soir, lors des restitutions. Par le projet de la ZAC Clause - Bois-Badeau, Brétigny grandit et Brétigny continuera de grandir. C’est un choix qui nous dépasse, que nous regrettons, mais ce choix de nos prédécesseurs nous devons l’assumer et faire en sorte que cet agrandissement se passe le mieux possible. Cet agrandissement appelle nombre d’équipements publics scolaires, sportifs associatifs. Il nous faudra du temps pour atteindre l’équilibre. Quelqu’un a dit au cours des Assises qu’il nous faudrait le budget d’une grande ville. Il avait raison, mais hélas nous ne l’avons pas.

Si les Brétignolais ont, par leurs efforts communs, stabilisé les comptes de la commune, si la ville a réussi à dépasser les réductions de près de moitié, depuis 2014, des dotations de l’État, la situation de la commune ne nous permet pas tout, ne permet pas de dépenser sans regarder deux fois à la dépense. Face à un tel enjeu, heureusement nous ne sommes pas seuls. Sur bien des sujets nous savons pouvoir compter sur l’accompagnement de l’Agglomération, du Département de l’Essonne, de la Région Île-de-France, de l’État, Merci d’être présents avec nous aujourd’hui pour marquer votre soutien. »

S’adapter à la croissance de la population

« Mais nous allons faire ce qu’il faut. Cela passe aussi à court terme par des opérations importantes, comme la réhabilitation du terrain synthétique existant à Delaune qui n’est plus aux normes exigées par la fédération.

Nous devons aussi renforcer la capacité totale de nos infrastructures. Vous le savez, un équipement sportif est en préparation. Les assises ont annoncé la transformation en synthétique d’un terrain de rugby et d’un terrain de football, permettant d’augmenter très fortement leur capacité d’accueil.

Oui c’est un effort significatif pour la commune, mais nous devons adapter nos infrastructures à la croissance de la population.

Pouvoir pratiquer un sport, est essentiel pour les jeunes Brétignolais, ce n’est pas seulement du loisir, ce n’est pas que la pratique physique, c’est aussi l’apprentissage de règles, de valeurs, tout simplement aussi de la capacité à vivre en société.

Bien sûr je ne citerai pas toutes les actions, un mot cependant sur celle qui est déjà en cours et qui concerne la vidéoprotection. Le câblage est terminé, la salle de surveillance est en place, et cette semaine les deux premières caméras ont été posées. On avance mais que ce fut long. Après le renforcement des effectifs, l’armement des policiers, la commune met tout en œuvre pour assurer la sécurité des Brétignolais.

Autre dossier, nous construirons la maison des jeunes et des associations à la place du CFA. Comme souvent, le projet prend du temps, plus que ce que nous aurions souhaité, mais nous ne pouvons pas risquer de bacler sa réalisation.

L’un des deux pavillons du chateau La Fontaine sera réhabilité et ouvert aux activités du quartier. »

Equilibre ville et campagne

« La recherche d’un nouvel équilibre ville-campagne appelle des orientations urbanistiques fortes, des choix très concrets. C’est important pour notre cadre de vie, mais pas seulement.

Relevons entre autres des actions déjà décidées :

  • prolonger le parc jusqu’à la place Garcia Lorca
  • ouvrir un cheminement jalonné et continu de la place Garcia Lorca jusqu’au bord de l’Orge

Suite aux Assises nous irons au-delà : il faut sauvegarder cet équilibre en préserver durablement ici une activité agricole et donc définir des zones agricoles protégées, et surtout nous vous proposons, tous ensemble sur dix ans de planter 30 000 arbres. 30 000 arbres pour les 30 000 Brétignolais que nous serons bientôt. À cet objectif chaque Brétignolais est convié » (voir page 14)

Faire société commune

« La défense de la République représentative qui ouvrait mon propos, les Assises de la ville qui le ferme, tout cela nous aide à concevoir et à éprouver l’objectif le plus prioritaire du moment et auquel je vous sais attachés : faire société commune.

Faire société commune c’est déjà s’écouter les uns les autres, travailler dans la considération réciproque, chercher une mutuelle compréhension.

Faire société commune, c’est faire que chaque arbitrage ne soit pas la prise en compte de demandes individuelles, mais le moyen de trouver ensemble une route plus haute, une trajectoire plus ambitieuse pour tous.

Faire société commune c’est créer les conditions pour que chacun dépasse ses propres préoccupations dans la confiance réciproque. Que chacun s’écarte un temps du centre du selfie égotique pour prendre une photo de groupe.

Faire société commune c’est s’élever un instant, c’est ici pour ceux qui le peuvent penser pleinement à Brétigny, penser aux autres, penser à nos chances, à nos talents, à nos espérances communes et, en même temps, songer aux plus défavorisés d’entre nous et aux valeurs qui nous lient, aux valeurs que nous partageons, nous aimons, nous défendons.

Faire société commune, c’est aimer cette chaleur qui porte les voeux des uns aux autres et qui convainc, un temps, que 2019 sera pour tous la plus belle des années. »

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