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(La fin) Le début des haricots de Gabriel Chevrier

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(La fin) Le début des haricots de Gabriel Chevrier

Alors que se tiendra la cérémonie d’hommage à Gabriel Chevrier, le vendredi 16 septembre, à 18 heures, devant la stèle du boulevard de la République, Paroles revient sur ce personnage important de l’histoire brétignolaise.

Le haricot Chevrier aurait pu être l’emblème de Brétigny-sur-Orge. Mais c’est Arpajon qui eut l’idée de le mettre à l’honneur de sa Foire, en 1922.
Pourtant, Gabriel Chevrier, qui révolutionna la technique de conservation du flageolet vert, était agriculteur dans notre commune.
Né le 29 mars 1824, il cultive, durant de longues années, le blé, la pomme de terre et le haricot, qu’il vend à une fabrique de conserves.
En 1872, la crainte du gel pousse Gabriel Chevrier à rentrer ses plants de haricots plus tôt que prévu et à les suspendre sous un hangar pour en assurer le séchage et terminer la maturation.

Quelques semaines plus tard, il décide d’en consommer une partie avec sa famille et s’aperçoit de l’excellente conservation de ses légumes.
En effet, ayant conservé, naturellement, leur coloration verte (alors que l’on ajoutait le mélange douteux sel et cuivre auparavant), ils sont plus faciles à cuire que des haricots secs et ont la même saveur que des haricots récoltés frais !

Dès l’année suivante, il décide de poursuivre l’expérience qui s’est révélée fructueuse afin d’en contrôler les résultats. Après un séchage des plants à l’abri de la lumière et des intempéries dans de petites meules couvertes de paille appelées « tontines », les résultats sont excellents. La technique « Chevrier » est née !
Il commence à vendre sa production sur les marchés et les appétits s’aiguisent. Vilmorin-Andrieux, important acteur de la vie horticole, lui fait une offre d’achat qu’il refuse. Il souhaite poursuivre et faire connaître sa création que la Société Nationale d’Horticulture lui permet d’appeler « le Haricot Chevrier » dans les différentes expositions françaises et étrangères. Il obtient de nombreuses récompenses : Médaille d’Argent à Versailles (1878), Médaille de Bronze à Paris (1879), Médaille d’Argent à Étampes (1880), Diplôme et Médaille d’Honneur à Voltri, en Italie (1884)...

Mais en cette fin de XIXe siècle, l’absence de brevet permet à de nombreux agriculteurs de s’emparer de sa technique de conservation. Gabriel Chevrier, qui décède le 7 novembre 1895, ne sera pas riche, mais il marquera définitivement l’histoire de Brétigny-sur-Orge. La Ville lui érige une statue, en haut du boulevard de la République, le 15 juillet 1934, grâce à une collecte organisée entre les propriétaires de quelques 7 000 hectares semés de haricots Chevrier.

ANECDOTES

  • Gabriel Chevrier épouse Elisa Leblanc, dont le frère, Alfred Leblanc, a été Maire de Brétigny-sur-Orge de 1911 à 1919.
  • Après son mariage, il s’installe à la ferme du Mesnil, voisine de celle de son cousin. Ces deux bâtiments constituent une partie de la ferme expérimentale de la société Clause.
  • Lors de la cérémonie organisée le vendredi 16 septembre, veille de l’ouverture de la Foire au Haricot, le Maire de Brétigny-sur-Orge lui remet alors un vase en cristal, qui sert à récompenser le plus beau plant de haricot, lors de la Foire, le Maire d’Arpajon, lui offre alors un panier garni.
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