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L'avenir de l'agriculture

L'avenir de l'agriculture

60 hectares et une méthode de production sans pesticide, un système à faibles intrants, respectueuse de l’environnement... Bienvenue dans le projet portés par l’association Fermes d’Avenir, qui s’installe sur les terrains de l’ancien Centre d’Essais en Vol !

« Le modèle agricole productiviste de la seconde moitié du XXe siècle est à bout de souffle, il faut chercher les voies et moyens d’une autre agriculture, » souligne le Maire, Nicolas Méary. « Ce sont les sols qui s’appauvrissent chaque année du fait des intrants chimiques, chaque fois plus nombreux. On ne pourra bientôt plus nourrir grand monde si l’on continue à négliger la biologie des sols, la vie à quelques centimètres sous le sol, les mécanismes naturels qui font pousser les plantes, prolonge Pierre Pageot le directeur de Fermes d’Avenir. Il faut promouvoir une écologie imaginative et expérimentale. Le choix d’un système de polyculture élevage diversifié a été dicté par diverses contraintes et opportunités : la volonté de développer un système à faibles intrants tout en améliorant les capacités productives des sols. Les contraintes fortes concernant l’approvisionnement en eau, qui obligent à limiter les surfaces en maraîchage très consommatrices d’eau et en recourant aux techniques de la permaculture, qui a porté ses preuves dans la fertilisation de terres arides. »

Fermes d’Avenir s’est donné comme ambition de changer de modèle agricole, en essayant d’informer, en formant des « Paysculteurs », en expérimentant de nombreuses techniques issues de la permaculture sur de petites surfaces. « Nous avons pleinement réussi sur du maraîchage et sur de petites surfaces. Mais nous voulons maintenant changer d’échelle et démontrer la solidité de nos propositions sur une échelle plus grande » Un projet idéal porté par Coeur d’Essonne Agglomération et les communes de Brétigny-sur-Orge et du Plessis-Pâté.

Le directeur de Fermes d’Avenir rappelle que « le passé de Brétigny et des graineteries Clause parle, car Lucien Clause, au-delà de l’innovation maraîchère, a mené une politique sociale exemplaire. Mais, avec le Centre d’Essais en Vol, l’innovation a marqué ce territoire et nombreux sont nos partenaires qui se souviennent du CEV et sont intéressés que l’expérience ait lieu sur ce site. »
« La rencontre avec les élus de Brétigny et aussi du Plessis-Pâté et de l’Agglomération a été certes éprouvante mais passionnante, » indique Pierre Pageot. « Mais au final, les élus ont compris que nous voulions expérimenter et qu’il fallait donc nous ouvrir un droit à l’erreur, cela nous oblige. »

Le projet a déjà reçu une première reconnaissance au niveau de l’État avec l’appel à Manifestation d’intérêt qui recherche en France une douzaine de Territoires Innovants de Grande Ambition (TIGA). « Des Territoires Innovants de Grande Ambition, c’est exactement ce que nous voulons être, précise Nicolas Méary. Nous avons été sélectionnés parmi les 24 projets finalistes, et notre projet mérite d’être parmi les 12 lauréats. » Cette sélection amènerait des moyens supplémentaires considérables pour l’expérimentation. « Si le projet est retenu à l’issue d’une seconde phase, précise Pierre Pageot, nous pourrions atteindre plus rapidement notre vrai objectif qui est d’essaimer le modèle brétignolais et de créer une centaine de fermes bio et 2000 emplois. Nous atteindrions ainsi un seuil significatif dans la restauration de la biodiversité locale et la pérennisation d’une partie des terres agricoles. »

« L’exploitation agricole devrait produire chaque année, de l’ordre de 300 tonnes de légumes, 30 tonnes de pain, 13 tonnes de fromage blanc, 5,6 tonnes de fruits, 3,6 tonnes de tomme et près de 60 000 oeufs, souligne Pierre Pageot. Ces productions seront réparties selon une diversité de canaux de distribution que sont les AMAP, les partenaires privés actuels (restaurants et magasins de distribution locaux), les cantines scolaires et le point de vente à la ferme. »

Parmi ces porteurs de projets, Éric Chatelet, qui cultivait des terres à Longpont-sur-Orge, a été séduit par cette aventure nouvelle : « D’un point de vue agricole, les grandes surfaces disponibles autorisent une bonne gestion des rotations et une complémentarité des activités agricoles. Le travail en équipe permet plus d’efficacité, le partage des responsabilité amène davantage de sérénité, l’équilibre vie professionnelle - vie personnelle n’en sera que plus équilibré ! »

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3 QUESTIONS À…

Nicolas MÉARY, Maire de Brétigny-sur-Orge

Comment avez-vous sélectionné le projet de Fermes d’Avenir ?

Les anciens projets d’installation de maraîchers bio traditionnels se heurtaient à un manque d’eau sur le plateau. Il fallait pousser plus loin l’innovation. Par ailleurs, nous savons que nos espaces situés entre ville et campagne sont des lieux qui doivent participer à la réinvention de l’agriculture. La grande Couronne doit prendre sa part dans la compétition mondiale des grandes métropoles, en particulier en promouvant une agriculture inspirée de la permaculture qui rend la métropole du Grand Paris plus solide et plus résiliente.Dans ce cadre, la proposition de Fermes d’Avenir et la qualité des personnes qui animent cette structure nous ont frappés.

C’est une nouvelle forme d’agriculture qui se dessine sur notre territoire.

C’est surtout la résolution des conflits entre agriculteurs et écologistes. Nous croyons possible une écologie qui vient des agriculteurs et qui est inventive, imaginative, qui essaie et qui donc a droit à l’erreur. Personne ne croit que l’agriculture de demain suivra un seul modèle, mais nous croyons qu’il est utile d’offrir les moyens de recherche aux inventeurs.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la reconversion des terrains de l’ancien Centre d’Essais en Vol. Quels seront les avantages du projet pour Brétigny-sur-Orge ?

Le projet engagé avec Fermes d’Avenir participe de l’équilibre que nous devons avoir dans le développement de notre territoire. Mais cette agriculture est par définition celle des circuits courts avec tous ces modes habituels de commercialisation : les paniers d’une AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) ; un approvisionnement bio des cantines scolaires, et pourquoi pas un stand qui pourrait apparaître au marché...Ce qui est important, c’est que nous partageons, avec Fermes d’Avenir, le souci que la qualité biologique des produits ne doit pas être réservée aux plus riches, mais doit être accessible à tous, tout en payant le prix juste à ceux qui exploitent la terre. Ce projet n’a de sens que par ces deux contraintes.

On a 20 ans pour changer le monde

Une première projection, suivie d’un débat avec Pierre Pageot, a été organisée au Ciné220, le 14 juin dernier. D’autres séances seront proposées, gratuitement aux Brétignolais, au mois de juillet, sur inscription, par mail : cine220@mairie-bretigny91.fr

  • le mercredi 11 juillet à 14h
  • le jeudi 12 juillet à 20h30
  • le dimanche 15 juillet à 15h15
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